Profil virologique des PVVIH au cours de première année de traitement à base de Dolutégravir versus Efavirenz suivi aux cliniques universitaires de Lubumbashi

Auteurs

  • Yumba Numbi Georges Service de médecine interne/CUL/FACMED/UNILU
  • Matanda Kapend Serge Service de médecine interne/CUL/FACMED/UNILU
  • Kakisingi Ngama Christian Service de médecine interne/CUL/FACMED/UNILU
  • Mwad Kon Berthe Service de médecine interne/CUL/FACMED/UNILU
  • Kapend Kalal Lievin Service de médecine interne/CUL/FACMED/UNILU
  • Mwamba Mulumba Claude Service de médecine interne/CUL/FACMED/UNILU

Mots-clés :

dolutegravir, Efavirenz, charge virale, VIH

Résumé

Contexte : Depuis juillet 2017, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait donné des orientations aux pays à revenu faible pour passer en toute sécurité au régime à base de dolutégravir (DTG) doté d’un grand pouvoir virologique, comme traitement de première intention contre le VIH/SIDA.

Méthodes : Nous avons mené une étude de cohorte des PVVIH Naïfs au traitement ARV suivi aux cliniques universitaires de Lubumbashi.

L’association entre les facteurs affectant la suppression de la charge virale et le traitement a été analysée à l'aide d'un modèle de régression logistique multiple et les odds ratio (OR) avec des intervalles de confiance à 95% (IC) ont été calculés.

Résultats : Au total, nous avons eu 352 participants à l'étude. Les femmes prédominaient dans les deux groupes avec respectivement 62,2% (groupe DTG) et 69,1% (groupe EFV), L’age médian était de 42 ans (35 – 50) dans le groupe DTG et de 41 ans (36 – 48) dans le groupe EFV. À la semaine 48, la proportion de patients présentant un taux d'ARN du VIH-1 inférieur à 20 copies/ml était significativement plus élevée dans le groupe Dolutegravir que dans le groupe Efavirenz (81,1% contre 65,7%, P=0,001).

Les patients sous DTG avaient 4 fois plus de chance de supprimer leur charge virale à 6 mois(p<0.001) et 14 fois plus de chance à une année de traitement par rapport à ceux qui étaient sous EFV(p=0.001). Les patients avec bonne adhérence au traitement dans le groupe DTG avaient plus de 16 fois la chance de supprimer la charge virale à 6 mois (p=0.001) et plus de 1000 fois de chance de supprimer leur charge virale à une année de traitement que ceux du groupe EFV(p<0.001) Les employés dans le groupe DTG avaient 3 fois plus de chance de supprimer leur charge virale à une année de traitement que ceux du groupe EFV(P=0,00).

Conclusions : Le Dolutégravir permet d’atteindre plus rapidement le 3eme 90-95 chez les PVVIH; et une bonne observance thérapeutique sous DTG permet d’ameliorer la qualité de vie des patients vivant avec le VIH/SIDA.

 

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Publiée

02-09-2023

Comment citer

Yumba Numbi Georges, Matanda Kapend Serge, Kakisingi Ngama Christian, Mwad Kon Berthe, Kapend Kalal Lievin, & Mwamba Mulumba Claude. (2023). Profil virologique des PVVIH au cours de première année de traitement à base de Dolutégravir versus Efavirenz suivi aux cliniques universitaires de Lubumbashi. Revue Africaine De Médecine Et De Santé Publique, 58–59. Consulté à l’adresse http://rams-journal.com/index.php/RAMS/article/view/209

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